Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

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Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Yue le Mar 21 Sep - 5:18

Les yeux levés vers le ciel tout juste nocturne, je triturai une plume d’un noir d’encre, un air absent sur le visage. Tout était réglé, j’étais prête à entrer en action... du moins je l’espérai. Je ne savais même pas si j’allais en ressortir vivante ... et je ne savais pas ce que je préférai.
La mort me paraissait tentante, presque attirante: je n'aurais plus eu à ressentir cette sourde douleur au fond de mon coeur, ça m'aurait éviter de souffrir de nouveau plus tard, je n'aurais plus eu de soucis à me faire...
... Mais je savais que aussi que Karasu avait fait cette vidéo pour que je le déteste suffisamment pour l'idée de le venger ne m'effleure même pas. J'aurais dû faire honneur à son dernier "souhait", j'aurais dû tout faire pour préserver ma vie, j'aurais dû rester à Terrae.
Mais je ne pouvais pas laisser passer ça. Je savais que je passerai le restant de mes jours à me dire "pourquoi ne l'ai-je pas vengé? Pourquoi ai-je laissé cette ordure vivre?".

J'ignore si tu me le pardonneras Karasu, mais je vais avoir le même comportement que toi: je vais faire preuve d'égoïsme et vais accomplir ma volonté. Je te vengerai. On verra bien si je m'en sors ou pas...

Les vibrations de mon téléphone me tirèrent de mes réflexions.


- Oui Mickaël ?

« Ben putain ! Tu ne le laisse jamais ouvert ton portable ou quoi ?! Bon, tu es parvenue à trouver l’adresse ? »

- Oui, pas de soucis. Merci encore de ton aide.

« Tu vas pas faire de connerie, hein ? »


- Tu n’auras pas ma mort sur la conscience si ça peut te rassurer.

« Je ne suis pas convaincu... »

- De toute façon, même sans ton aide j’aurais trouvé :tu m’as juste permis de gagner du temps.

« Tsss... Tu es vraiment irrécupérable comme nana. Au fait, je dois te dire qu’une Master « aux cheveux flamboyant et au visage effrayant » est aussi tombée sur le dos de Dylan et il a été contraint de tout lui raconter aussi, elle a quitté Terrae de façon suspect ce matin, peu de temps après toi »

Un sourire désabusé étira mes lèvres.

- C’est que maintenant que tu me préviens ? Non, laisse tomber, j’avais qu’à décrocher avant. Dans ce cas, je n’ai pas une minute à perdre...A dans une autre vie.

« Idiote. Je préfère « à plus », c’est moins glauque. »

Je lâchais un petit rire.

- Passe le bonjour à ton enfant quand il naitra. Et chéris-le comme le plus précieux des trésors.

« C... Comment... ? »

- Je suis Air et master guérisseuse, je te rappelle... j’ai donc accès aux dossiers de l’infirmerie, murmurais-je doucement avant de raccrocher.

Je levais les yeux vers le manoir qui se dressait au loin...tout se finirait vraiment ce soir.


.... Hotaru Michika...

Le nom de l’homme qui allait mourir ce soir. L'homme dont la mort mettra, je l'espère, fin à cette suite de vengeance.

Je rangeais enfin mon portable et montai sur la motocyclette« empruntée » il y a quelques minutes à un pauvre vendeur de pizza,avant de rouler vers la scène où se déroulerait l’acte final...



................




- C’est pour quoi ?

A peine avais-je levé la main pour toquer que la porte s’ouvrait déjà.

- B... Bonjour monsieur... je suis bien à cette adresse? Demandais-je timidement à un homme à l’allure quelque peu... débraillée,une cigarette à la bouche.

J'entrevis une arme à sa ceinture lorsqu’une petite brise avait soulevé sa veste légère, mais je fis comme si je n’avais rien remarqué. Comme je m’y attendais, ils étaient sur le qui vive. Déjà que j'avais eus droit à une fouille au corps un peu avant de parvenir jusqu'ici, sous des regards méfiants et suspicieux. J'avais bien cru que je serais obligée de me mettre à nu, dans tout les sens du terme, pour pouvoir avancer plus loin. Et ils étaient tous armés. ce n'était pas forcément visible, mais j'avais entendu des bruits suspects lorsqu'ils se déplaçaient. J'avais alors utilisé un air timide, mal à l'aise et un peu nunuche pour essayer d'endormir le méfiance, leur montrant qu'ils n'avaient devant eux qu'une pauvre livreuse de pizza effrayée. Ils m'avaient tout de même suivie jusqu'à la porte avant de retourner à leur poste.

- Ouais... c’est bien ça... lâcha-t-il en prenant le papier de mes main, lorgnant davantage sur ma tenue de serveuse (obtenue de manière... pas très légale) que les kanjis eux même. OYE ! MAKOTO ! T’AS ENCORE COMMANDE UNE PIZZA SANS DEMANDER, ENFOIRÉ ! C’EST ENCORE MOI QUI VAIS ME FAIRE DÉFONCER PAR LE PATRON, PUTAIN !

- Qu’est-ce que tu me chante encore ? Râla deuxième homme qui venait d’arriver derrière le premier, et qui me regardais par dessus l’épaule de son collègue. J’ai rien commandé depuis que mes doigts avaient faillit y passer ! Tu dois te tromper de client, oujo-chan...

- P... Pourtant c'est bien l'adresse qui m'a été donnée...,murmurais-je incertaine en récupérant mon papier, le fixant comme si l’adresse allait soudain se modifier comme par magie.

- T’es pas de chez nous, t’es une étrangère vu ton accent.T’as du mal comprendre quand on te la dit, c’est tout.


Je n’appréciais guère le ton que celui qui m’avait ouvert la porte venait d’employer, mais je me cantonnais à mon rôle de « petite étudiante timide débarquant dans un pays étranger, faisant des petits boulots pour survivre et essayant de perfectionner dans l'utilisation de la langue locale». J’avais eu l’agréable surprise de constater avec Karasu que même si j’avais le traducteur, la langue japonaise s’était tout de même encrée dans mon cerveau à mon insu, et de ce fait je savais à peu près la parler,même si ma prononciation était loin d’être parfaite.
Ma lèvre inférieure commença à trembler, et mes yeux commencèrent à briller.

- C... ça doit être ça... mais qu'est-ce que je vais faire? C'était ma dernière chance... je peux d'ors et déjà me considérer comme renvoyée! Murmurais-je en cachant mon visage dans mes mains, désespérée.

- Navré gamine, mais c’est pas notre problème.

Un brusque coup de vent m’arracha le papier des mains. Je me précipitai pour le rattraper, mais alors que j'étais à deux doigts de le saisir, je trébuchai et m’étalai par terre. Tandis que je me relevais, mon ouïe d’air me permis d’entendre une phrase qui m’arracha un sourire satisfait : «
Non mais regarde la... qu'est-ce que tu veux craindre d'une gamine? Et puis j’ai bien envie de m’amuser ce soir : y a pas de raison qu’il n’y ai que le patron qui s’éclate la nuit pendant que nous on surveille sa baraque, comme de vulgaires chien de garde! Et ne me dis pas que t'en a pas envie... ça m'étonnerai beaucoup»

J’entendis ensuite des pas s’approcher, et quand je levais les yeux, le dénommé Makoto me tendait la main avec un sourire et un regard chaleureux.

- Laisse moi t’aider, Oujo-chan ! Ne fais pas attention au type derrière, c’est un rabat joie de 1ère catégorie...

Une fois debout, il épousseta mes vêtements plus que nécessaire, puis me reconduit vers la porte en mettant son bras autour de mes épaules, un sourire avenant sur le visage.

- Ne t’en fait pas, on va te les prendre tes pizzas: tu as fait tout ce chemin, se serait bien dommage de les gâcher. Mais dis-moi... quelqu’un sait que tu es ici ? Parce que se promener seule en pleine nuit, même pour livrer, ça peut être dangereux pour une jeune fille...


... Ou comment demander de manière discrète et polie si par hasard, si jamais tu venais à disparaitre malencontreusement, quelqu’un te chercherait. Mais je devais avouer que c'était un excellent acteur.

- Mise à part mon patron et mes collègues... personne.

- Et tes parents ?

- Je vis seule: je suis venue contre leur accord pour mes études et ainsi me perfectionner avec votre langue, du coup... ben... on ne se parle plus.

- Oh... vivre seule, ça ne doit pas être facile...


- C'est vrai que c'est un peu ennuyeux des fois, riais-je doucement en le suivant docilement.

- Et tu...


Il s’interrompit quand mon portable se mit à vibrer... je fronçai imperceptiblement les sourcils et le sortis avant de fixer en silence le nom de l'émetteur.

« Call... Himienaï »

Je retins un sourire: elle ne pouvait pas tomber au meilleur moment, à croire qu'elle avait du flair.

*Refuser l’appel*

une fois l'appel refusé, je décrochai mon téléphone et pris une voix tremblante :

- O... Oui chef? ... N... Non je n'ai pas... P... Pourtant l'adresse était... oui... oui c'est de ma faute... pardon... A... Attendez!!!

Après avoir longuement fixé mon portable, je raccrochai, la tête basse, puis me tournais vers l’homme avec un regard regard triste et désolé. J'affichai tout de même un vague sourire.

N- Ce n'est plus la peine de vous forcer pour les pizzas: j'ai été renvoyée... une fois de plus.

Il m’adressa un sourire compréhensif, et me repris par l’épaule pour de nouveau se diriger vers l'entrée du manoir. Celui qui m'avait ouvert attendait patiemment, l'épaule appuyée sur l'encadrement, me détaillant sous toutes les coutures sans même chercher à être discret.

- Ne t’en fait pas, on va les prendre quand même... et on va te remonter le moral.... laisse donc à Onii-san le boulot de te rendre le sourire...

A peine entrée, je photographiais les lieux et tentai de me repérer.


- Hey, Makoto ! Fouille-la.

- Encore?

- Ne t’en fait pas, nous avons eu un léger souci il y peu, du coup la prudence est de mise en ce moment. D'autant que c'est la maison d'une personnalité importante. On sait jamais, d’ici que tu ais un fusil à pompe caché sous ta jupe ! Plaisanta-t-il.

J’eus donc droit à une nouvelle fouille au corps des plus scrupuleuse, mais ils ne trouvèrent rien.
Je fus ensuite menée dans une pièce où une quinzaine d’hommes fumaient, buvaient ou encore (d’après ce que je pouvais voir) jouaient au majong.

- Qu’est-ce que tu nous amènes là, Mako’ ?
Se moqua un type aux cheveux peroxydés.

L’intéressé serra davantage ses bras autour de mes épaules,et approcha ses lèvres de ma tempe.

- Cette pauvre petite vient de perdre son travail apparemment... et en plus elle vit seule, privée de ressources... je me suis donc dit qu’on pourrait lui remonter le moral... à notre manière. En plus elle nous a apporté la bouffe, c’est généreux de sa part, non ?

La majorité des personnes présentes s’esclaffèrent comme si c’était la meilleur de l’année. Je n’eus aucun mal à prendre un air inquiet: une fille « normale » aurait été condamnée à peine le pied posé à l’intérieur de cet endroit.
Sans prévenir, mon accompagnateur s’assit dans un fauteuil et m’attira contre lui, me forçant ainsi à s’assoir sur ses cuisses. Je réprimai un frisson de dégout lorsque sa main se posa juste au dessus de mon genou.

Du coin de l’oeil je vis un type se servir de la pizza que mon "portier" avait ramené, et mon regard se posa discrètement sur ma montre, avant de fixer de nouveau devant moi.

N-Je... je devrais peut être rentrer chez moi, non? je ne voudrais pas déranger....

- Allons, oujo-chan... la soirée ne fait que commencer
,souffla-t-il dans mon cou en remontant doucement sa main.

Il me fallait tenir le coups quelques minutes. Juste quelques petites minutes de rien du tout... et pendant ce lapse de temps je devrais me contenter de jouer mon rôle de fillette apeurée. le plus dur serait de supporter tant bien que mal l’envie de lui empaler la main qui me tiraillerait.

Je retins un soupir de soulagement quand le premier gars s’endormit au bout d'une dizaine de minutes...

- Excellent ! Ce con d’Haruto s’est endormit en bouffant sa pizza !

- Yudaï aussi !

- Putain les gars, ils ont trop bu !

Ils éclatèrent de rire, mais la nouvelle voix qui s’éleva ne contenait aucune trace de moquerie

- ... Y a un blem... Shin et Roku aussi pioncent...

Il eu un bref silence, puis tout le monde se tourna vers moi, qui affichai un regard neutre.

- Dis donc oujo-chan... il y avait quoi dans cette pizza ? souffla une voix doucereuse à mon oreille.

- Je suppose... que le cuisinier a eu la main un peu lourde sur les herb...

Je ne pus finir ma phrase qu’il m’enserra la gorge avec son bras avant de la comprimer de plus en plus.

- Te fous pas de ma gueule gamine... Qui t’envoie?! Répond vite ou tu le regretteras...

Je grimaçais à cause de la pression sur ma gorge, mais parvins tout de même à distinguer ma montre... un sourire étira mes lèvres.

- Un...

- Alors ?!

- Deux...

- Ma patience a ses limites...

- Trois.

Soudain, la plupart des autres gars présents se plièrent en deux en se tenant le ventre, grimaçant de douleur.

- Qu’est-ce que...

Mon tatouage s’étendit rapidement, et des pointes de métal sortirent de ma gorge pour lui perforer le bras, et il poussa un cri de douleur et de surprise. Il retira immédiatement son bras sanguinolent, et les pointes se résorbèrent automatiquement.
Voyant qu’il restait 6 gars intacts incluant mon blessé, j’augmentais discrètement la densité de l’air autour de moi avant de me redresser vivement et me glisser comme une ombre derrière le dossier de mon « compagnon », son propre pistolet pointé sur sa tempe.


- Je vais essayer d'être suffisamment claire pour des types de votre espèce: je ne vise qu'une personne ici et n'ai pas l'intention de supprimer d'autres qu'elle...

Mon regard se fit plus dur et menaçant.

- Mais si vous vous mettes en travers de ma route, vous en subirez les conséquences.

Je soupirais lorsqu’ils dégainèrent leurs armes à feu et cinq coups de feu simultanés résonnèrent dans la pièce. En même temps, c'est pas comme si je m'y attendais pas, otage ou non. Je fut satisfaite de constater la présence de cinq balles à mes pieds.

- Un démon... C’EST UN DEMON !!!


- Silence, t'as tout faux...soupirais-je tandis qu’une masse de vent cueillait l’homme en pleine poitrine pour le faire taire.

- ... Elle n’est pas normale !

Mon otage leva sa main intacte pour calmer ses camarades.

- Qu’est-ce que tu veux ?

Un vague sourire étira finalement mes lèvres.

- Voir Hotaru Mishika, c'est tout.

- Qu’est-ce que tu lui veux ?

- Sanada Akira... ça te parle? Demandais-je d’une voix calme en appuyant davantage le canon sur sa tempe.

Contre toute attente, il éclata de rire.

- Et comment que ça me parle... cet enfoiré a descendu près de 50 de nos hommes ! Il est en train de taper la discute avec les poissons maintenant, navré poupée!

Je crispais mon doigt sur la gâchette en tentant de refouler la colère sourde qui montait en moi.

- Mais t’inquiète pas va... tu vas bientôt le rejoindre...


Les coups de feu retentirent de nouveau, mais ma barrière était toujours là... mais combien de temps tiendrais-je à ce rythme? J’ignorais totalement le nombre de personnes que j’aurais à affronter, je ne pouvais pas me permettre de gaspiller mon énergie avec eux...
Soudain un mouvement sur la droite attira mon attention, et une balle perça mon bouclier. Je n'avais pas vu le yakuza se déplacer derrière les autres, et je la reçu dans l’articulation de l’épaule, m’arrachant un grognement de douleur. Je libérais 4 masses de vent pour percuter les 4 yakuza encore debout, les envoyant bouler contre un mur, une table ou à l’autre bout de la pièce. J’annulais mon bouclier, afin de ne pas gâcher mes forces.

- A nous deux maintenant, marmonnais-je à l’oreille de mon « compagnon » en contournant le siège pour être face à lui. Dis-moi où est Hotaru Mishika!

- Tu crois quand même pas que je vais balancer mon chef ? répondit-il avec un sourire moqueur. T'es encore plus inexpérimentée que je le pensais.

- Si tu refuses, ce n'est pas grave, je passerai ce manoir au peigne fin ou demanderai à quelqu'un de plus consentant, et pendant ce temps tu te videras de ton sang douuuucement mais sûrement. lui répondis-je sur le même ton.

Je grimaçais de douleur lorsque le filin argenté créé par ma greffe saisit la balle et commença à l’extraire. Je fronçais des sourcils en regardant le sale type éclater de rire.

- Tu parle, d'autres arriveront bientôt à cause des coups de feu... je ne sais pas d’où tu viens, mais les monstres comme toi... on les tue !

Je n’eus que le temps de me décaler sur le côté pour esquiver la lame d'un sabre qui siffla à mon oreille. Je fis face à mon assaillant, et esquissai un sourire satisfait en voyant son état.

- le laxatif, c'est tout de même vachement pratique...

Je me transformai en vent, et repris ma forme en me collant au torse de celui qui possédait un sabre.

-... mais vu la dose que j'ai mis, je pense qu'on peut appeler ça du poison.

Je profitai de sa surprise pour lui envoyer mon poing dans le bas ventre, qui émit un drôle de gargouillis. Il se plia en deux sous l’effet de la douleur, la bouche grande ouverte comme s'il cherchait de l'air. Je saisis le pistolet par le canon et une fois que je me fusse décalée, je l’abattis sur sa nuque. Il tomba inanimé sur le sol. Pour plus de prudence, je fis léviter tout ceux qui étaient au sol, et les éjectèrent violemment contre les 4 murs. Lorsqu'ils touchèrent le sol, aucun ne bougeait. Des sons de courses me parvinrent à la fois de la porte par où j'étais entrée, et de la porte qui se trouvait à l'autre bout de la pièce.

Je refis face à Makoto qui avait tenté de s'esquiver.

- le rat quitte le navire? Maintenant tu vas me dire ce que je veux savoir, et vite... avant que ma patience ne décide de prendre des vacances....


Dernière édition par Yue le Mar 21 Sep - 15:52, édité 1 fois
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Himienaï le Mar 21 Sep - 10:48

J'étais partagée entre haine et compréhension.
Elle n'aurait jamais du partir comme ça, sans aucune préparation, d'ailleurs, elle n'aurait pas du partir tout court. Ce n'était pas se que voulait Karasu.
Sinon, jamais il nous aurait laisser un telle horreur, qui ne lui ressemblait même pas, en guise d'adieu.

Mais en même temps, à sa place, j'aurais fait la même chose. Karasu avait été assez égoïste pour partir, nous abandonner, sans jamais se demander qu'elle conséquence ça pourrait avoir.
Alors pourquoi respecter ses dernière volonté, pourquoi ne pas être aussi égoïste et noyer ses assassin dans le sang qui suintait de nos cœurs pleurant sa mort.
Cet abrutis savait-il seulement à quel point son entourage tenait à lui?

Mais cette idiote de Yue n'aurait jamais du partir comme ça. Sans nous, sans prévenir, courant au suicide en le sachant pertinemment.
Mais il était hors de question qu'elle meure aujourd'hui, ni demain, ni jamais. Je ne laisserais pas ne serait ce que des parcelles de souvenir s'envoler aussi simplement, parce qu'il était hors de question que Karasu disparaisse complétement, et tant pis si ce n'est pas se qu'il voulait.
Il n'avait cas y penser avant.

Penchée sur une moto qu'on m'avait gentiment prêter, je roulais à en faire exploser le réservoir.
J'avais enfin l'adresse, je n'étais plus loin derrière Yue, mais j'avais perdus la journée à chercher l'adresse d'Hotaru.
En débarquant à Hokodate, j'avais pensé aller voir Karin tout de suite, elle aurait l'adresse en quelques secondes et j'étais certaine qu'elle me la donnerais sans rechigne en sachant pourquoi je la voulais.
Sauf qu'elle n'était plus chez elle et qu'elle n'y serait plus jamais.

Elle était morte et tout s'éclaira. C'est pour ça que Karasu était partis, pour la venger et c'était pour le même raison que Yue et moi courrions après son assassin.

J'avais traumatisé une ou deux personne pour trouver cette fichue adresse, mais la plupart de ces traumatisés étaient restés à Terrae, alors peu importe.

Le manoir n'était plus très loin.
Par pitié, Yue fait pas de bêtise, si tu commence le travail, finis le.
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Yue le Mer 22 Sep - 7:41

Accroupie derrière un haut meuble, dans l'ombre d'un recoin du mur, je commençais enfin à réaliser la merde dans laquelle je m'étais mise. J'avais cru quoi? Que j'y arriverai les doigts dans le nez? Karasu avait échoué... comment pourrais-je y parvenir? Je m'étais montrée bien prétentieuse.
Je bougeai légèrement, et ma blessure au flanc me fit serrer les dent. Enfoiré de Makoto... il ne m'avait pas ratée. Le principal, c'était que j'avais pu obtenir les info que je voulais: Michika Hotaru se trouvais actuellement dans sa pièce personnelle. Mais il avait vendu chèrement cette information, et le coup de couteau, je l'avais vu venir qu'au dernier moment, d'où la balafre à peine cicatrisée. Malheureusement pour lui, cet acte avait pour conséquence ses deux poignets brisés et une probable commotion cérébrale. Dans tout les cas, il serait incapable d'ouvrir les yeux pendant plusieurs jours... et ne parlerait plus jamais: sans cordes vocales, ça risquait d'être compliqué.

Je retins ma respiration en entendant un bruit de course près de moi, mais j'étais bien dissimulée, et ils ne me trouvèrent pas. Mais j'avais intérêt à faire très attention... mes yeux se posèrent sur les débris de la petite caméra que j'avais détruit quelques minutes plus tôt. Tellement petite que ça avait été un véritable coup de chance que je la repère. J'étais à présent certaine qu'ils suivaient mes moindres déplacements en directe, et que seul le manque d'effectifs après la purge de Karasu m'avait permis de tenir jusque là. Mes yeux se posèrent ensuite sur le pistolet que j'avais subtilisé, et eus un sourire désabusé. Je ne savais même pas m'en servir. Et de toute façon, j'avais décidé de n'avoir ce soir que le sang de cet enfoiré sur les mains, et j'étais bien consciente que c'était cette décision qui risquait de causer ma perte. Mais le seul responsable de tout cela était cet homme. Les autres ne faisaient que suivre, n'est-ce pas? Il ne pouvais pas y avoir autant de meurtriers au même endroit, si? Mais malgré tout ça, je ne voulais pas rentrer. Je voulais d'abord voir ce type rendre son dernier soupir.

Bon, j'avais condamné la pièce que j'avais quitté en faisant couler un métal liquide dans la serrure, les gond et la poignée des portes, grâce à ma greffe, le tout après avoir patiemment attendu l'arrivée des renforts. Comme je l'avais pensé, aucun n'eut l'idée de lever la tête vers le plafond. pourquoi l'aurait-il fait? Dans leur monde, les humains ne volent pas. Ils avaient pu ainsi se retrouver enfermé après avoir eu l'impression de traverser une forte bourrasque. Ils n'avaient pas vu l'intruse reprendre sa forme juste derrière eux, sans bruit, avant d'entendre la porte claquer.

Je savais bien que niveau force et technique de combat, je n'atteignais même pas la cheville de Karasu, ni même celle de Kazu et Himie. Je n'avais pour arme que mes pouvoirs, ma greffe et mon cerveau. Je devais faire avec. Et oui... Tu avait raison sur ce point Karasu: je ne peux pas me battre sans mes pouvoirs, encore moins face à ce genre de gens. Le problème, c'est que je devais les utiliser sans trop me faire repérer pour ne pas mettre Terrae en danger, ce qui était fichu pour certains gars du rez de chausser. Plus qu'à espérer que leurs paroles soient vu comme les effets secondaires de l'alcool consommée. Et puis à qui pouvaient-ils dire ça? La police? La bonne blague...

Je lâchai un faible soupire: je n'allais pas rester cachée ici éternellement... une fois que j'eus vérifié que la voix était libre, je sortis de ma cachette pour foncer vers des escaliers. Apparemment, la fameuse pièce se situait tout en haut (en espérant que mon informateur ne se soit pas joué de moi), sauf que ce manoir était un vrai dédale. Je finis tout de même par atteindre l'étage le plus haut... et me figeai instantanément. J'avais trouvé bizarre de ne croiser personne sur mon chemin, et m'était montrée extrêmement prudente... mais je ne m'étais jamais imaginée qu'ils m'attendaient tous là. Enfin... j'espérai qu'ils étaient "tous là", parce que sinon j'étais vraiment dans la mouise.

- Aller Minette, viens nous rejoindre, on sait que tu es arrivée...


Je me concentrai sur mon ouïe jusqu'à l'étendre dans tout le manoir... bon sang, comment Philos faisait pour entendre dans tout terrae? Déjà un simple manoir c'est difficile de tout trier, mais alors une institut entière... à moins que ce ne soit qu'une légende. Je fus rassurée de constater qu'il n'y avait personne derrière moi, ni même dans les étages inférieurs. Au moins, vu le rassemblement qu'il y avait, ça ne pouvait que confirmer la présence de ma cible dans les environs.

- Aller... fais pas ta timide...

- N'ai pas peur: si tu te montre raisonnable, nous ne te feront pas autant de mal que tu ne le penses, du moins on ne tuera pas...

... "tout de suite". J'étais certaine que c'était ce qu'ils pensaient tout. je me concentrai davantage... et blêmis violemment: c'était plus d'une quinzaine de rythmes cardiaques différents que j'entendais. Je n'allais jamais m'en sortir...

- Je... je me rends.

J'entendis un murmure parcourir les yakuza.

- Dans ce cas balance ton révolver au sol.

La seule "arme" que je possédai, et dont je ne savais même pas me servir. Ce ne sera pas une grosse perte. Je fis donc glisser le révolver sur le tapis, par delà le tournant du couloir.

- Et maintenant, montre nous ton petit minois.

Je déglutis, mis un masque effrayé sur mon visage, et priai pour que ça marche.
Je dressai devant moi mon éternel bouclier pare-balle, et passait le tournant pour me retrouver dans un large couloir, face au groupe de yakuzas. C'est là que je compris que mon projet de les épargner était une douce et folle prétention.

Je n'avais plus le choix...
... Je ne sentis pas le poison faire son effet.



......................
.............



Je crachai une nouvelle fois du sang lorsque le pied me cueillit de nouveau le ventre. Je n'avais pas vu où ça avait dérapé exactement, mais les faits étaient là: ils m'avaient eus. Mais je sentais un poison circuler dans mes veines, sûrement le couteau de ce Makoto en était enduit. Je ne comptais plus les entailles, les coups, ecchymoses, fractures qui brisaient mon corps. Et eux, ils s'amusaient. Même l'esprit embrouillé, je le savais. Mon corps et mon pouvoir de guérison luttaient contre les toxines qui rendaient mon corps faible et brûlant, m'empêchant de sombrer totalement dans le noir. Car je ne voulais pas. Je ne voulais pas quitter des yeux ce visage haïssable qui me fixai avec suffisance, presque désintérêt, buvant tranquillement sa bouteille de saké.
Un cri refusa de franchir mes lèvres lorsque je reçus un coup au visage. Puis de nouveau ces questions auxquelles je refusai de répondre: "D'où viens-tu"; "Qui t'as envoyé"; "Comment tu as fait pour arriver jusque là". Mon absence de réponse et de réaction sembla mettre mon tortionnaire hors de lui, et le coup qui suivit fut même trop violent pour celui qui me maintenait. Je tombais lourdement au sol, comme une poupée désarticulée.

Finalement, l'ordre de sortir raisonna et la pièce se vida, excepté Hotaru et deux de ses homme. Je relevai lentement les yeux vers celui que je haïssais le plus au monde en cet instant, tandis qu'il posait sa bouteille sur son bureau. Il s'avança tranquillement vers moi, m'attrapa violemment par les cheveux et me fixa avec mépris.

- Quel est l'intérêt de venir venger ce genre de crevure....

Mon regard flamboya, et je lui crachai à la figure un mélange de sang et de salive.

- Parce que même mort, il vaut 1000 fois plus que toi...

Il s'essuya le visage avec lenteur. Il m'attrapa brutalement la gorge pour me soulever, ignorant totalement mes suffocations. La rage brulait dans son regard... une rage meurtrière...

- Ce sale bâtard n'était rien... c'était encore trop d'honneur que je lui ai fais de le tuer moi même.


Sa voix glacée et sifflante me fit frissonner. Mais mes idées étaient de plus en plus clair au fur et à mesure que le poison
était vaincu.

- Tu... vas... me tuer aussi... pas vrai?

Un sourire mauvais étira ses lèvres.

- T'inquiète pas pour ça, c'est dans mes projets. Mais tu ne peux pas savoir le plaisir que j'éprouve à détruire ce à quoi il tenait... même s'il est crevé.

Il serra encore plus ma gorge, jusqu'à me couper la respiration. Il continua de serrer serrer jusqu'à ce que j'ai l'impression que mes yeux allaient sortir de leur orbite. Il relâcha ensuite la pression, et je pus de nouveau respirer.
Vas y... amuse-toi... éclate-toi... prend ton pied de la manière que tu veux, avec la méthode que tu veux, peu importe... je te tuerais. Un faible rire m'échappa.

- Qu'est-ce qu'il y a de si amusant? cracha-t-il.

- Rien... je me disais juste que finalement.... la mort se fera... attendre...

Un sourire à glacer le sang apparu sur son visage.

- T'as pas idée...

Il me jeta violemment sur son bureau, sortit une dague longue et effilée, et la planta dans ma main pour l'épingler sur la table. Cette fois, je ne pus retenir un hurlement de douleur. Je maudis instantanément son sourire satisfait.

- Mon frère m'a un jour dit qu'il y avait une infinité de moyens de torturer, briser quelqu'un pour qu'il avoue ce qu'on veut... et personnellement, je trouve que les femmes sont plus excitantes à faire plier.

Avant que je n'ai le temps de l'en empêcher, ma robe fut déchirée avec facilité dévoilant le haut de mon corps. J'écarquillai des yeux horrifiés.

- Mais briser ce qu'il a un jour aimé et désiré sera plus excitant que tout...

Je me retrouvais soudain le dos contre la surface glacée du bureau, mais ce qui m'arrachait un frisson de dégout pure était le corps de cet homme contre le mien. Rien que par ce contact je me sentais souillée. Je voulu me débattre, mais la dague fit son office, m'arrachant un cri de douleur, me faisant crisper les paupières.

- Tiens-toi tranquille... je ferait en sorte que tu sois morte avant l'aube. Je me ferais alors une joie de vous réunir au fond de la mer... vois ma générosité,
dit-il d'une voix doucereuse.

Mon corps se détendis d'un coup. Je rouvris lentement mes yeux. La lune s'y reflétait en un éclat d'acier.
Avec un geste vif, un poignard totalement argenté se plaqua sous la gorge d'Hotaru Mishika, qui se figea dans son mouvement. Les deux gardes qui ne pouvaient voir restèrent de marbre... avant de se plier brutalement en deux, pris de violentes quintes de toux, crachant du sang.

- Ce poignet est cassé... tu ne devrais pas pouvoir le bouger aussi facilement...


- faut croire que les miracles existent, sifflais-je en le forçant à se redresser.

je n'avais pas guéris toutes mes blessures bien sûr, seulement les fractures et celles qui me gênaient dans mes mouvements. De plus, toute trace de poison avait déserté mon sang. Finalement, ça a été une bonne chose que je ne puisse pas user de mon pouvoir autant que je le souhaitais.
je lui donnais un violent coup de pied où je pouvais l'atteindre, le faisant reculer, et j'en profitai pour décrocher la dague et ma main par la même occasion. Au fond de la pièce, les deux gardes étaient écroulés au sol, baignant dans leur propre sang, le système respiratoire totalement déchiqueté de l'intérieur.

A peine étais-je descendue du bureau que je du parer la lame de mon ennemi: dans chacune de mes main brillait un éventail d'acier, les exactes répliques des originaux. L'un bleu nuit, l'autre bleu gris. Même le petit renard accroché à sa chainette était là.

Dans les yeux d'Hotaru Mishika brillait la fureur. Dans les mien une haine tout ce qu'il y a de plus pur. Son visage était déformé par la rage, le rendant encore plus effrayant. Le mien ne laissait transparaitre que le calme, mais à l'intérieur, je bouillais de haine.

- T'appelles pas tes larbins? demandais-je avec ironie.

Nos lames se séparèrent.

- Je ne les dérangerais que pour balancer ton corps à la flotte.


L'affrontement s'engagea.
En combat avec des lames, je n'avais jamais pu tenir tête à Karasu. En combat tout court d'ailleurs, mais là, la différence était saisissante.

- Comment t'as pu le tuer? sifflais-je. Tu ne lui arrive même pas à la moitié de la cheville... enflure, vous avez du vous y mettre à plusieurs... sale lâche... t'as même pas eu le courage de l'affronter seul! Et tu oses porter un sabre?! J'espère que tu ne te considères pas comme un samouraï... car tu n'en est même pas l'ombre!!!

la violence de sa riposte suffit pour me faire comprendre que j'étais allée trop loin. Mais je m'en fichais: il devait, et allait mourir.
Mais j'avais beau dire, lui non plus je ne le battrais pas avec une lame dans les mains. Pas à la loyale en tout cas. Je sentais ma fatigue qui diminuait ma vitesse et mes réflexes de master et la douleur de certaines blessures non traitées était toujours présente. Il fallait que j'en finisse, et vite. Il parvint à m'acculer violemment contre le bureau, provoquant une douleur cuisante au niveau de mes reins. Mais je soutenais son regard sans ciller un seul instant. Soudain, il me désarma une main envoyant mon éventail se planter dans le sol. Il s'apprêtait à me porter un coup à la gorge, mais sa bouteille de saké lui percuta violemment la tempe, et l'alcool lui dégoulina sur le visage et dans les yeux, se mêlant à son sang. Son hurlement me vrilla les tympans. Après m'être rapprochée avec fluidité de lui durant une fraction de seconde, mon pied le cueillit dans l'estomac, et mon éventail lui entailla profondément le poignet pour lui faire lâcher son arme et tout deux tombèrent au sol. En fait... il était fort, très fort. Et il résistait plutôt bien à la douleur. Mais j'en avais assez. Je levais mes mains à hauteur de son visage, et lorsqu'il fit mine de se relever, le canon de sa propre arme visait entre ses deux yeux.

Il se figea
.

- C'est... déloyale...


Un sourire en coin apparu sur mes lèvres.

- T'espérais quand même pas que j'allais me montrer droite contre quelqu'un comme toi? t'en vaux pas la peine...

Je soupirai en entendant un bruit de course dans le couloir, puis qu'on tambourinait à la porte, tentant de l'ouvrir. Sauf que leur chef avait ordonnée à l'un des deux garde de verrouiller la porte, de peur que je m'enfuis et leur fasse perdre du temps... ou alors pour qu'il ne soit pas dérangé.

- Maintenant dis-moi... pourquoi tu l'as tué?

Je n'eus pas de réponse. Juste un regard haineux.

- Tant pis.

- Tu ne vaux guère mieux que moi en faisant ça...


Je lui adressai un sourire sans joie.

- Qu'il en soit ainsi... mais je crois que je m'en remettrai.

Je pressai la détente, et le son du coup de feu raisonna longtemps dans mes oreilles.
Je regardais le corps de mon adversaire s'affaisser comme une poupée de chiffon en arrière.

Je rabaissai mon bras contre mon corps, laissant l'arme tomber au sol.

De mes yeux coulent des larmes... mais même moi j'ignore ce qu'elles signifient.


...............................
................

[https://www.youtube.com/watch?v=P6WIuisMtY8 Par contre faut lire assez lentement le texte, sinon se sera encore moins en accord avec la musique que ça ne l'est à la base (j'ai pas réussi - -")]

Le vent glacial de la nuit glisse avec douceur sur mon corps meurtrie, s'infiltrant dans ma chevelure, caressant mes joues presque avec tendresse, cherchant presque à essuyer mes larmes.
Autour de moi, une odeur de brûlé s'élève vers les étoiles. Dans la pièce que j'ai quitté, les flammes lèchent les meubles, les murs, se propageant à une vitesse folle. Des trois corps, il ne reste déjà plus rien. En bas, des hommes paniqués sortent de cet enfer, parfois accompagnés d'un blessé, parfois seuls. Et en haut... la lune brille toujours avec ce même éclat magnifique.

Je serre contre moi les pans de ma robe déchirée, regardant l'astre d'un regard envieux. Je ne sais même pas comment je fais pour tenir encore debout. Je fermes mes yeux... et c'est ton visage qui apparait.

Karasu... je suis passée outre ton dernier souhait... mais je ne le regrette pas. Certes, mon coeur me fait toujours souffrir, peut être un peu plus après avoir ôté la vie... mais je ne regrette pas mon geste.

Karsasu... je ne sais pas si mon heure est venue ou non... je ne sais plus. Je ne sais pas si je veux rentrer: Terrae sans toi ne sera plus jamais pareil. Ai-je vraiment envie de refouler le sable de la plage? Ai-je envie de retourner dans cette tour sachant que ta chambre sera vide? Ai-je envie de retourner dans cette chambre où nous nous sommes découverts? cette chambres où nous avons compris... où j'ai espéré pouvoir te guérir... où nous nous sommes aimés. Ai-je vraiment envie de retourner dans ce paradis où tu n'est plus?

Je en verrais plus ton sourire.
Je n'entendrais plus ton rire.
Je ne sentirais plus l'odeur de ta peau.
Je ne gouterais plus le gout de tes lèvres.
Je ne sentirais plus le contacte de tes doigts.

Car tu ne seras plus jamais à mes cotés.



Les larmes silencieuses dévalent mes joues.

Karasu... je...

s- ... Je... Je t'aime... Je... t'aime... KARASUUUUUUUUUUUUUUUU!!!!!!!

Je tombe à genoux, hurlant pour la première fois la douleur que ta perte me cause. Inlassablement, je crie ton nom en direction de la lune, je le crie de plus en plus fort, mes épaules secouées de sanglots incontrôlables, je le crie pour qu'il raisonne dans cette nuit sombre, pour que tu l'entendes ou que tu sois. Je le crie jusqu'à en avoir la voix brisée... aussi brisée que l'est mon coeur. Un nouveau hurlement force mes lèvres. Encore et encore, je t'appelle désespérément, et pourtant je le sais... Tu ne me répondras pas. Tu n'es plus là. Tu nous as abandonné. Tu m'as abandonnée.

Je tends une main désespérée vers la lune, comme si je cherchais à l'atteindre. Toi qui as toujours été là, pourquoi ta lumière ne me rassure-t-elle pas cette fois? Pourquoi ma douleur ne diminue pas en te contemplant? Pourquoi?

Finalement, je me lève. je m'approche du bord du toit du manoir. Je lève les yeux vers mon alter ego. En cet instant, je voudrais tellement ne faire qu'une avec toi... oublier cette douleur... être baignée au sein de ta lumière... mes yeux se posent alors sur l'océan. Il est si calme... nul ne pourrait croire qu'il pourrait faire preuve d'une extrême violence. Tout comme un immense lac: calme à l'extérieur, mais on ne sait pas ce qu'il y a au fond. Comme Karasu... en apparence toujours joyeux... mais personne ne sait ce qu'il pense vraiment.

Un doux son filtre soudain mes lèvres. D'abord tellement faible qu'il se fait rapidement étouffer par le vent. Puis... il prend en assurance. Le vent ne l'affaiblit plus, mais le porte au loin, auprès d'oreilles capables de l'écouter et de le comprendre. Mon
Murmure... à la fois doux, triste et apaisant.

Doucement, mes pieds décollent des tuiles, et je m'élève lentement vers la lune. Je passe au dessus de la falaise... je me retrouve au dessus de l'océan. mais je continue toujours de m'élever vers cet astre qui me guide, la main tendue vers lui. C'est un rêve... un espoir vain... mais j'aimerai tellement le toucher.

Puis soudain, mon ascension cesse... et ma chute commence. Je me sens aspirée par le vide, mais ai toujours la main tendue vers la lune. Autour de moi, mes larmes en suspension dispersent ses rayons comme des petits diamants. Je n'ai pas peur... j'ai confiance. Je ferme les yeux. Me me sens fatiguée... tellement fatiguée... je frissonne sous l'effet de l'air glacé qui caresse mes épaules nues...

Je sens vaguement ma chute se ralentir, mais n'est-ce pas plutôt un rêve? Une hallucination? J'ouvre à demi les paupières.
Une vague plus haute que les autres me submerge et m'emporte doucement en son sein avant que je ne me brise contre la surface de l'eau. Mais même là je distingue toujours ce disque de lumière d'argent. Mais il s'assombrit de plus en plus... jusqu'à disparaitre.
Je me laisse alors emportée par les flots, ma conscience s'éteignant lentement à son tour.
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Himienaï le Mer 22 Sep - 13:30

La nuit avançait trop rapidement, augmentant la peur qui me tordait l'estomac.
Et si j'arrivais trop tard? Et si Yue n'arrivait pas à Le venger? Et si elle révélait ses pouvoirs? Et si Karasu nous voyait?
Nous en voudrait-il vraiment? Nous détesterait-il pour avoir refuser de lui accorder son dernier souhait? Certainement, c'était bien sont genre, mais qu'importe, puisqu'il nous avait abandonné, puisqu'il avait décidé de tourner le dos au bonheur qui lui tendait enfin les bras.
Après Asuka.
Après Yuki.
Après Electra.
Après Tenshi...

Après ses années de souffrances, Il aurait pu enfin se reposer, profiter.
Pourquoi ne nous avait-il pas demandé de l'aide? Qu'est ce que ça lui aurait couté de s'appuyer un peu, pour une fois sur ses amis, qui lui devaient tant.
Je lui devait tant.
Mais non, il avait fallu qu'il parte, sans nous. Il avait réussit son coup. Oh oui, je le haïssais, mais pas pour les raisons qu'il voulait.
Non, parce qu'il était partit.

Et je me détestais, parce que je l'avais laissé faire. Tout comme j'avais laissé partir Yue.
Je tournais encore l'accélérateur et la moto pris encore de la vitesse, c'est à peine si les roues accrochées l'asphalte de la route.
Il fallait que j'arrive avant qu'il ne lui arrive quelque chose. Avant qu'une petite parcelle de Karasu disparaisse avec elle.

Enfin, la résidence fut en vue et j'accélérais encore, elle était en Feu et mon cœur loupa un ou deux battements alors que je m'arrêtais, en un dérapage plus ou moins contrôlé au milieu de l'allée.
Je l'entendis alors, ce chant si doux d'abord faible puis de plus en plus assuré et je sentis mon cœur se serrer, c'était un Murmure et la seule Master présente, capable de chanter de cette manière c'était Yue, j'étais soulagée de l'entendre, elle était en vie.
Et quand enfin je la vis, s'élever du toit de la résidence dévorée par les flammes, je ne pus retenir un soupir de soulagement.
Mais je fronçais les sourcils en la voyant s'élever de plus en plus.

Je hurlais son prénom, une fois, deux fois, trois fois, de plus en plus fort mais elle ne m'entendait pas, elle continuait de monter, la main tendue vers la Lune, comme si elle voulait la toucher.
Puis soudain, elle cessa de s'élever et commença à tomber, d'abord au ralentit puis de plus en plus rapidement et mon cœur cessa de battre.
Je ne pouvais rien faire, rien à part la regarder tomber et disparaitre derrière la falaise qui délimitait le terrain du manoir.

Je voulu hurler son prénom, mais je m'étrangler en entendant des gloussements devant moi.
Je ne les avais pas vu ceux là.
Visiblement, ils fuyaient le Feu de la résidence. Dommage...il aurait été moins brulant sans doute. Est ce que Yue avait réussit?
Soudain très calme, alors que mon cœur saignait de plus en plus, je m'accrochais à l'image de Kazuuya et Terrae pour ne pas sombrer.

"C'est toujours comme ça que finisse les sorcières. Ça lui apprendra à jouer avec le Feu."

Un rire nerveux m'échappa, prenant en intensité et les quelques Yakuza épargnés par Yue et les flammes, ils devaient être une quinzaine, certain dans un état assez lamentable, d'autre, le visage tordu par la douleur alors qu'aucune blessures n'apparaissaient, se tournèrent vers moi, surpris.

"Qu'est ce que tu fais là toi? La maison ferme, mais si tu veux t'amuser, on a besoin de réconfort."

Mon rire pris encore en intensité, devenant presque fou.

"Jouer avec le Feu? Vous pensez que Yue jouait avec le Feu?"

Les Hommes qui me faisait face froncèrent les sourcil et celui qui semblait s'être proclamé le "chef", s'avança vers moi.
Je penchais la tête sur le côté, riant toujours nerveusement.

"Qui?"

Je haussais les épaules mais ne répondit pas, souriant toujours.

"Ah, tu parle de la sorcière? Ben oui et toi, tu veux faire pareil?"

"Moi, j'veux bien, après tout, l'autre aussi à perdu."

"Jouer avec le Feu? Vous savez pas jouer avec le Feu."


Je déglutis, riant encore plus nerveusement, visiblement mon rire effrayé légérement les Hommes devant moi.

"Les gars, ça va être du gâteau, elle est folle."

"Folle? Oui certainement..."

Les yeux dans le vague, je relevais soudainement la tête, tentant difficilement de contrôler la fureur qui montait en moi.

"Il est mort?? L'assassin d'Akira? Il est mort?"

Un murmure parcourut la petite assemblée devant moi.

"Oui, la sorcière la tuer, mais ça lui à pas réussit, et maintenant, je vais pouvoir prendre la suite." ricana l'homme devant moi.

"Sorcière?"

Ils l'avaient vu?
Dommage, tant pis pour eux.

"C'est dommage pour vous."

"Bon aller, les gars, ont à assez discuté, chopper la qu'on en finisse."

Les Hommes valident restant se jetèrent en avant et mon rire nerveux repris de plus belle.

"Oui, c'est dommage. Mais vous l'avez touché vous aussi, vous êtes responsable vous aussi, vous leur avait barrer la route, vous aussi."

Je sentis le Feu montait en moi et subitement, alors que je dégainais mon Katana, mon corps s'enflamma.

"Alors, il faut que vous disparaissiez."

Vaguement, j'entendis les cris de frayeur des hommes devant moi qui avait arrêté leur course.
J'entendis encore le mot sorcière.
Non j'étais pire qu'une sorcière, dévoré par la haine, dévorée par les flamme, j'étais pire. Est ce que Karasu serait revenu si il avait utilisé ses pouvoirs? Oui certainement, puisque face à des larves comme celle là, il était un Dieu. Nous étions des dieux.

" Ça, c'est jouer avec le feu. Vous voulez plus jouer?"

J'éclatais de rire alors que les homme les plus valides abandonnaient les blessés pour détaler.
Le Feu est toujours effrayant.

"Ça sert à rien..." chantonnais-je, alors que j'envoyais une boule de feu sur les blessés, les brulants vifs jusqu'à la moelle, ne laissant comme dernière trace d'eux qu'une trainé de suie.

"Z'êtes pas drôle, j'ai toujours envie de jouer moi..." rigolais-je.

Avançant lentement, j'envoyais mes boules de feu rattraper les fuyards, elles les fauchaient au niveau des jambes, certaine explosaient arrachant une jambes ou deux et je continuais d'avancer, le corps en Feu, ma lame en Feu, mes yeux rouges brulant de rage.
J'avançais au milieu des corps fauchés par mes flammes, les achevant d'un coup de sabre sans y faire attention, puisant mon énergie dans le Feu dévorant le manoir devant moi.
Riant toujours à gorge déployée.

Puis tout fut finis, autour de moi, tout les gémissements c'était tus.
Et je tombais à genoux, devant la maison en Flammes, alors que les miennes avait disparus, ne laissant place plus qu'à une profonde tristesse et une immense fatigue.
Je levais les yeux vers le ciel, sentant un liquide chaud couler sur mes joues.

"C'est pas juste..."soufflais-je

"Nii chan...je voudrais que tu revienne."

Je fermais les yeux et portais une main à mon cœur, serrant mon haut à se niveau, comme si je pouvais l'empêcher de me faire souffrir.

"KAAAAAAAAARRRRRRRAAAAAAASSSSSSSSSSUUUUUUUUUUUUUU."


Je me laissais tomber en avant, m'écorchant les mains sur le gravier de l'allée, haletante et tournait la tête vers la falaise.
Y avait il une chance, un toute petit chance?

"Yue..."

Difficilement, je me redressais, d'abord accroupie, puis, je me levais, doucement et attendis d'être stabilisé pour marcher vers la falaise, incapable de courir, vidée de mes forces et de toutes formes d'espoir.
Qu'elles étaient les chances qu'elle est survécue, qu'elles étaient les chances que je la retrouve?

Presque nulle.
Pourtant, en me penchant en avant, les yeux dans le vague, tout en bas, sur la minuscule plage longeant la falaise, légérement à ma droite, je distinguais une forme noir.

Redevenus à moitié folle, je regardais désespérément autour de moi, cherchant un moyen d'accéder à la plage.
J'aperçus une petit chemin sur ma droite qui descendait, serpentant le long de la parois rocheuse, sans réfléchir, je l'empruntais, courant, doucement, certes, mais courant.
Ce qui me sembla une éternité plus tard, j'arrivais en bas et constatait, avec un mélange de soulagement et d'appréhension que depuis le haut de la falaise j'avais bien vue.
Elle était là, devant moi, étendue sur le sable, trempée de la tête au pieds.

Yue.


Je percevait à peine son énergie, mais je la percevait, ce qui voulait dire qu'elle vivait.
Je me précipitais vers elle et, la retournant délicatement, posais sa tête sur mes genoux.

"Yue? Tu m'entend? Réveille toi."

Pas de réponse. J'étais pas experte, mais j'avais l'impression que son pouls était faible.

"Yue?? Rika, bordel, réveille toi!!"


Dernière édition par Himienaï le Sam 25 Sep - 18:56, édité 5 fois
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Yue le Mer 22 Sep - 16:25

J'avais l'impression d'émerger d'une mer de cotons bien épais. Une voix que je connaissais par coeur m'appelait inlassablement. Pourtant, j'étais bien comme ça... je ne pensais presque pas, ne ressentait plus rien, étais sereine. Mais une force me poussait à répondre à cet appel: je devais retourner d'où venait cette voix.
Peu à peu, je repris conscience de mon de mon corps meurtrie, mes muscles recommencèrent à me faire souffrir, ma peau frissonna sous l'effet du vent sur ma peau mouillée et dénudée. Je n'avais pas encore la force d'ouvrir les yeux, mais sentais la tiédeur d'un autre corps à coté du mien. Je fus soudain prise d'une violente quinte de toux, et je roulais sur moi même pour cracher sur le sable de l'eau mélangé à un peu de sang, qui encombrait mes poumons et mes bronches. A bout de souffle après cette simple action, je tournais mon visage vers l'origine de la voix, et entrouvris les yeux... himienaï.

- Qu'est-ce... que... tu fais... là? murmurais-je faiblement.

Mon coeur me faisait atrocement souffrir. J'avais perdu quelque chose de précieux... ou plutôt quelqu'un.
Son visage s'imposa à moi. Karasu.

- Je... je crois que... je l'ai vengé...
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Himienaï le Mer 22 Sep - 20:24

Je l'appelais inlassablement, lançant autour de moi des regards désespérés.
J'aurais tellement voulu qu'à ce moment là, Karasu ne tombe du ciel en éclatant de rire pour se moquer nous.
Pour avoir oser croire qu'il avait pu nous abandonner, se faire battre si facilement.
J'aurais tellement voulu voir apparaitre un Guérisseur capable de soigner les plaies de Yue et faire en sorte que son cœur cesse de saigner.
J'aurais tellement voulu que les bras de Kazuuya se referme sur mes épaules pour me réveiller, me rassurer, m'affirmer que tout ça n'était qu'un cauchemar.
Je n'arrivais plus à tarir mes larmes, j'allais noyer Yue alors qu'elle commençait à bouger, rallumant en moi un peu d'espoir.
Mais avant qu'elle n'ouvre les yeux, elle fut prise d'une violente quinte de toux et m'échappa pour cracher du sang mélanger à de l'eau.
La tenant par les épaules, je la soutenait de mon mieux.

Puis enfin, elle ouvrit les yeux et je souris, un pauvre petit sourire baigné de larmes.

"Ben, je joue à la marelle, c'est plutôt évident non?"


Je hochais la tête. J'aurais tout donné, vendu mon âme au diable, donné ma vie pour pouvoir remonter le temps et n'avait personne à venger et surtout pas lui.
Surtout pas Karasu.

"On dirait bien oui."

Je sortis mon portable, avec l'impression d'avancer au ralentis, il fallait que Yue rentre.
J'envoyais un message à Usagi en lui demandant de mettre la main sur un Téléporteur capable de venir nous chercher.

"On va rentrer hein?"


J'en avait à peine envie, je ne voulais pas être mise devant l'évidence. Je ne voulais pas admettre qu'en ouvrant les yeux demain matin, je devrais passer une journée sans le voir.
Mais je devais avancer, maintenant qu'il était venger, maintenant que Lui aussi me détester.
Je levais les yeux au ciel, les avait-il retrouvé? Ses amis perdue? Sa famille? Je baisser les yeux sur Yue et souris doucement.

"T'as une sale tête."
ironisais-je.
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Yue le Mer 22 Sep - 22:03

Des larmes silencieuse coulèrent du coin de mes yeux, en silence. j'écoutais le moindre de ses mots, mais leur sens ne m'atteignait pas.

- Il a pas voulu me dire... pourquoi. Il a pas voulu me dire pourquoi... il l'a tué. Je ne sais même pas... qui c'était. Je ne sais même pas... quelles étaient leur relations. Je ne sais même pas... pourquoi karasu est venu ici. Venger qui? Pourquoi? Comment... on en est arrivé là?

Tout en parlant, je fixais Himienaï sans vraiment la voir, mes yeux embués de larmes.

- Il avait recommencer à sourire... tu sais? Il riait pour de vrai maintenant... ses mains allaient de mieux en mieux... il... il... il avait recommencer à vivre vraiment... pleinement...

Ma voix de brisa à la fin, et je fermai les yeux en les crispant.

- Je ne veux pas rentrer... il sera plus là... hein? Il est... vraiment parti...? Je veux pas...

Je hoquetais faiblement, puis un vague sourire sans joie apparu sur mes lèvres.

- Mais tu sais... c'est une vague qui m'a empêcher de m'écraser... quand mes pouvoirs se sont essoufflés... l'air a ralentit ma chute... et une vague m'a enveloppé pour me ramener...

Je posais mon bras sur mon front avec une extrême lenteur.

- Je ne veux pas rentrer... mais je ne peux pas... laisser passer cette chance d'être en vie... mais ça fait mal...
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Usagi le Jeu 23 Sep - 21:28

Assise sur le sable devant les vagues, la tête levée vers la Lune à m'en filer un torticoli à vie, je poussais un long soupir et baissais à nouveau les yeux vers le large. Plus aucun ferry ne partirait aujourd'hui, et le dernier était rentré depuis déjà plusieurs heures...sans me rapporter ni Himienaï, ni Yue. Soupirant, je rejettais la tête en arrière pour ravaler les marmes, immobilie comme une statue. Je jure que si elles ne rentrent pas, je fais un malheur...Expirant profondément, je baissais la tête et parcourru vaguement la plage du regard, dédaignant la tranchée que j'avais creusée en faisant les cent-pas pendant presque toute la journée, comme si elles pouvaient soudain apparaitre dans un rayon de Lune, comme si elles n'étaient jamais parties, bras-dessus, bras-dessous avec Karasu, riant aux éclats et m'invitant à les rejoindre...Mais la plage restait désespérement déserte, et je soupirais, encore.

J'avais passé la journée plantée sur cette maudite plage après avoir ameuté tout Terrae, après m'être assurée que chaque membre de ce p*tain d'Institut, du Novice au Master, était au courrant que Karasu, master morphe et accessoirement un de mes meilleurs amis, était mort. Karasu. Etait. Mort. C'était une réalité dont j'avais eu le plus grand mal à me convaincre, en particulier lorsqu'un corbeau avait jaillit devant moi avant de regagner l'ombre protectrice de la forêt. Et pourquoi ne serait-ce pas lui ??? Pourquoi ne serait-il pas dans la forêt, pourquoi ne se dissimulerait-il pas sous le couvert des arbres, attendant le passage de quelqu'un pour lui sauter dessus en criant : "Bouh !! Vous avez eu la trouille hein ?"...Et pourquoi pas ??...

Assise en tailleur sur mon blouson de cuir brun, j'essuyais rageusement mes larmes en frissonnant, me repassant en boucle les dernières paroles d'Hime.

*Je la suit, on va à Hokodate. Préviens le plus de monde possible, s'il te plait, on reviendra dans la journée, c'est sure.*

La journée. J'avais passé la matinée à attendre. L'après midi. La soirée. Et maintenant, la Lune était montée dans le ciel, laissant la place à la nuit. Et toujours personne. Elle a dit qu'elle reviendrait. Si elle le fait pas, j'la bute. Je LES butes, toutes les deux. Ca se fait pas de se barrer comme ça en plantant tout le monde sur place. Ca se fait pas de me demander de rester sur place. Enfin bon, elle l'a pas fait explicitement, mais c'est clair que j'étais pas invitée dans la baston. Parce qu'elle a pas interêt à essayer de me faire croire qu'il a pas eu de baston, justement. Parce que je goberais pas ça.

Tout à mes ruminations, j'en oubliais mon portable, rangé dans la poche arrière de mon jean. Ouais j'sais, j'suis assise dessus, mais il a l'habitude. En revanche, moi, j'ai pas l'habitude qu'il vibre alors que je suis assise dessus. Alors lorsque je reçu un message, à moitier dans la lune, partagée entre la haine et le désespoir, je bondis sur mes pieds sans pouvoir retenir un léger cri. Blasée, le coeur battant la chamade, je récupérais le maudit engin, traitant de tous les noms le demeuré qui m'envoyait des sms à...près d'une heure du mat' ?? Tu m'étonne, que j'me les pèles...Mais en voyant le nom de l'envoyeur, mon coeur affolé louppa un battement. Hime'. Un Téléporteur. IL me faut un Master Téléporteur.

Bondissant sur mes pieds, j'enfilais ma veste à l'envers et ne pris même pas la peine d'épousseter mes vêtements du sable qui les macculait, filant comme une flèche vers l'Institut. Mais je n'étais pas assez rapide non, même bien trop lente à mon goût...Mobilisant mon pouvoir, un cheval de terre jaillit sous mes pieds, et je distribuais mon énergie sans retenue puor le faire galoper comme le vent jusqu'à la Tour Or. Ouvrant les portes à coups de sabots, ma monture s'engouffla dans les escaliers, ses sabots de pierre claquant furieusement contre le carrelage - là c'est bon, j'ai réveillé tout le monde. Deux fois dans la journée, ça fait peut-être beaucoup...j'm'en fou. S'arrêtant devant la chambre de Dark en un dérapage qui fit hurler ses sabots sur le carrelage, je bondit à terre alors que ma marionette s'effondrait, et j'abattis furieusement mes poings sur la porte de la chambre du seul Master Tonerre à qui j'avais déjà adressé la parole.

- DARK !! On ne c'est rencontrés qu'une fois et on n'a fait que se croiser le reste du temps, je ne te dois rien et toi, encore moins, mais j'ai besoin de toi s'il te plait !! criais-je en continuant à tambouriner contre la porte de toutes mes forces.
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Dark le Ven 24 Sep - 23:18

Etait-ce une forme de mort ? Se renfermer sur soi-même, refuser de voir les gens, s'isoler, déprimer dans son coin ? J'en sais rien... J'avais fait la même chose lorsqu'Elle était partie.
Ouais, enfin...
Elle, je savais qu'Elle pouvait revenir. J'y croyais, et au fond de moi, je pouvais me dire que si Elle ne revenait pas, je pourrais me téléporter.
Et puis, Elle était rentrée.
Lui, il ne rentrerait jamais. J'avais beau fermer les yeux, me concentrer sur sa présence pour me téléporter à ses côtés, je ne ressentais rien. Rien d'autre que le vide, le néant, une pensée qui s'échappe de mon crâne sans se diriger nulle part.
Adossée contre un des murs de ma chambre, j'étouffai un cri de rage, saisissant ma tête entre mes mains, hors de moi. Lorsque je me calmai enfin, je rejetai ma tête en arrière, fixant la nuit noire qui régnait ce soir-là. Enfin, on n'était peut-être plus le soir...
Je tapai du poing sur le sol, me retenant de crier. Mon corps était carbonisé. L'électricité avait tellement échappé à mon contrôle que j'avais réussi à m'électrocuter moi-même.
Il ne restait plus aucun appareil électrique utilisable dans ma chambre. Tout avait grillé. J'avais juste eu l'idée de sauver la carte mémoire de mon téléphone avant qu'il ne me lâche, lui aussi.
Au bout d'un long moment à ne rien faire, je finis par me relever, prenant difficilement appui sur mes mains. Je m'approchai de la grande fenêtre qui éclairait la journée ma chambre, et tirai le rideau fin, ouvris la fenêtre.
Je m'appuyai sur la rambarde, et levai les yeux vers la Lune. Tu crois en Dieu, Karasu ? Est-ce que t'y crois ? Si oui, tu es au Paradis, ou en Enfer ? En fait, tu sais quoi, moi, j'y crois pas du tout. Ca servirait à quoi ? A me faire croire que comme je vis dans la "magie", un jour, je pourrais voir ton fantôme, et parler avec toi comme avant ? Tant qu'à faire, je préfère ne pas espérer inutilement.
Je poussai un long soupir, sentant les muscles de mes bras se crisper. Je sursautai pourtant en entendant des bruits de sabots dans le couloir, derrière ma porte. Un dérapage, et des coups vifs frappés à ma porte, une voix que j'eus du mal à reconnaître qui m'appelait.
Je m'éloignai de la fenêtre, et m'approchai de la porte, mon coeur s'agitant, tandis que mes muscles se décontractaient hasardeusement. Je posai une main sur la poignée, hésitant. J'étais quasiment certain de savoir ce qu'elle voulait. Du moins... Je savais avec quoi ça avait un lien. Je fermai les yeux, inspirai un grand coup, remerciai les ténèbres de ma chambre de cacher mes bras brûlés.

-Oui ?
demandai-je dans un souffle, la voix cassée, ne passant que mon visage dans l'entrebâillement de la porte.

Je la fixai. Usagi. L'observant de haut en bas, je m'arrêtai sur son visage rougi, sur ses yeux gonflés... La lumière de la Lune filtrait à travers la fenêtre du couloir, et je pouvais faiblement apercevoir son visage. Elle avait... Sans doute pleurer. La raison de sa venue n'était même plus un mystère. J'avais beau l'avoir supposée tout à l'heure, maintenant, j'étais fixé.
Je laissai filer un ange, avant de demander, haussant légèrement la voix, de peur qu'elle ne m'entende pas.

-Tu... Veux que je t'emmène où ?


Je l'observai, attendant sa réponse, regardant de temps à autres autour d'elle, à la recherche de quelque chose qui semblait avoir disparu.
Tout à l'heure, je l'avais entendu, ce cheval, ses sabots sur le sol, et maintenant... Plus rien. Du sable, sur le sol... Je reportai mon regard sur elle. C'est vrai qu'elle était Terre. C'était sans doute elle qui avait créé cette bête... Enfin, pour le coup, je n'avais pas franchement la tête à réfléchir.
Je cherchai à capter son regard, et une fois que ce fut fait, je m'y plongeais, remarquant à quel point elle semblait... Affolée, paniquée, mais surtout, sérieuse. J'étais prêt à l'écouter, à l'aider, d'autant plus que ça Le concernait, je le savais, je le voyais, dans ses yeux.
Toujours muet, j'attendis sa réponse, me concentrant pour ne pas craquer, pour éviter une chute bête de tension... Ou plus simplement encore, pour éviter de faire exploser son téléphone portable, que je sentais irradier, n'ayant pas eu sous la main d'objet électrique ou électronique depuis bien trop longtemps à mon goût.
Après tout, quand je disais que tout avait pété dans ma chambre... C'est que tout avait pété.
Ma télé, mon lecteur DVD, mon portable, les lampes de ma chambre, celles de la salle de bain, et même mes chargeurs de téléphone, baladeur et autres y étaient passées. Le contenu des piles qui traînaient avait servi de carburant pour animer ma peau, sans que je ne sois franchement d'accord, et tous les autres trucs qui traînaient et qui étaient un minimum électrique avaient cramé.
Enfin bref.
Trêves de bavardages.
Ce que j'avais pu faire ces derniers temps n'intéressait personne.
Et surtout pas elle, avec son air déterminé.
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Usagi le Sam 25 Sep - 0:17

A bout de souffle, j'arrêtais enfin de tambouriner contre la porte et tendis l'oreille. Pourquoi il m'ouvre pas ? T.T Il est là, je le sait !! >< Son rang de Master m'interdit peut-être l'accès à ses pensées, mais je sens sa présence, je sais qu'il là !! >< Me concentrant pour rendre ma respiration haletante moins bruyante, j'essayais de percevoir le bruit d'une respiration derrière la porte...peine perdue, je n'ai pas l'ouïe assez fine, et de toute façon ma propre respiration es bien trop bruyante pour que je puisse espérer entendre quoi que ce soit. Désespérant, je levais le poing, prête à l'abattre de nouveau contre la porte...juste au moment où elle s'entrebaillat enfin. Suspendant mon geste, je croisais le regard indigo de Dark. Même avec le faible éclairage lunaire, je pouvais remarquer ses trait tirés et son air abattu. Hésitant soudain à lui faire part de ma requête, je restais bêtement silencieuse...avant de rosir légèrement lorsqu'il me demanda où est ce que je voulais allez. Ca fait pas la fille qui vient le voir juste quand elle a besoin...Mais là, j'ai pas le temps de me la jouer gênée. Quoi que...Je réalisais à cet instant seulement que je ne savais même pas où je voulais aller...juste à Hakodate. La bonne blague, je sais même pas où c'est...

- Eh dites, j'voudrais surtout pas être chiant hein, mais ça vous dérrangerais d'être un poil plus discret ?? Je suis sûr que vous avez réveillé tout l'étage !! grommela un grand brun qui avait entrebaillé la porte de sa chambre.

Saisissant immédiatement toute occasion pouvant se présenter, je bondis vers lui, m'attardant à peine sur le prénom affiché sur la porte de sa chambre - Dylan.

- Toi, c'est quoi ton pouvoir ?? implorais-je, priant tous les Dieux possibles et immaginable pour qu'il soit voyant.
- Ange Eau pour...
- Deux Masters, Air et Feu, Yue et Himienaï, sont actuellement à Hakodate, il me faut l'adresse exacte, maintenant !
- Euh...une grande maison sur une falaise...actuellement en flamme. Ce sera t...
- Merci. Je veux allez là, s'il te plait, repris-je, suppliante, me tournant à nouveau vers le pauvre Dark.
- Vous êtes pas ch*é dans votre genre...grommela le Master en refermant la porte de sa chambre.

J'attendis la réponse de Dark, essayant de masquer l'inquiètude qu'avait fait naître en moi le Voyant en parlant de villa en flamme. Faites qu'il ne soit pas trop tard...
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Dark le Sam 25 Sep - 18:18

En temps normal, je pense que face à sa réaction, j'aurais esquissé un sourire. J'aurais sans doute ri, je me serais gentiment moqué d'elle, j'aurais sorti deux ou trois vannes vaseuses.
Mais j'en étais parfaitement incapable. Là, en voyant cette panique qui l'animait, en lisant cette inquiétude qui se peignait dans ses traits, dans l'éclat de ses yeux, bien qu'elle tentât de le cacher, j'étais incapable d'être... Moi, tout bonnement.
J'avais l'impression d'être quelqu'un d'autre. D'être une loque.
Je finis par sortir de ma chambre. Je jetai un regard noir au Master Eau qui rentrait en grommelant dans sa chambre, ce qui le fit légèrement accélérer l'allure. Il voulait quoi ? Qu'on lui chante une berceuse pour s'excuser ? Qu'il aille au diable.
Lui, il pouvait mourir, tiens.
C'était pas grave.
J'étais certain que personne ne l'attendait.
Je saisis le poignet d'Usagi, évitant soigneusement son regard. Lorsque je pris conscience des paroles que je venais de penser, je déglutis avec peine. J'étais sans doute en train de me transformer en monstre, maintenant.
Après tout, je n'avais jamais été un Ange... Mais là, c'était sans doute pire.
D'ailleurs, c'était pas un monstre que je devenais. En fait, je ne répondais qu'à mon titre de Démon. C'était aussi bête que ça, non ?
Me rendant compte que je commençai à perdre du temps à force de penser à tout et n'importe quoi, je resserrai ma prise sur le poignet de la jeune Terre, fermant les yeux pour me concentrer sur le lieu qu'elle m'avait indiqué. Les paupières toujours closes, je laissai ma tête penchée en avant, tentant de faire le vide en moi. J'y arriverais pas comme ça. Il fallait que je me concentre sur leur présence. Je n'étais jamais allée là-bas, et en partant d'un lieu dont on avait fait que me parler, j'avais peur de me retrouver ailleurs, bien que non loin d'une maison en feu. Sauf que ce ne serait pas la bonne demeure...
Je poussai un soupir. Inutile de lui dire que dès le début, sans connaître la destination, je pouvais me téléporter vers ces gens.
Ces gens que je devinais aisément.

-Il faut que tu rejoignes Yue et Himienaï... N'est-ce pas ?

Je rouvris mes yeux dorés, plantant mon regard dans le sien. Sans attendre sa réponse, je concentrai l'énergie en moi, prêt pour la téléportation. Je les avais repéré. J'avais réussi à localiser vaguement leur énergie, et je pouvais me téléporter à leurs côtés. C'était bon.

-C'est parti.


Quelques mots, brefs, rapides, dits à la va-vite, presque froids. Je n'attendis pas qu'elle prononce le moindre mot pour nous y téléporter. Je tournai donc la tête, la lâchai instinctivement, tournai la tête autour de moi, cherchant les deux filles du regard.
Je m'arrêtai, toussai, l'air chargé d'oxyde s'engouffrant dans mes poumons, s'échappant du feu. Je me redressai, et mes yeux tombèrent sur elles. Je fronçai les sourcils.
Elles étaient dans un sacré état.
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Himienaï le Sam 25 Sep - 18:52

Je me mordis une lèvres sentant mes larmes couler silencieusement sur mes joues.
Chacun de ses mots étaient un nouveau pieu dans le cœur. Je n'aurais pas su, moi non plus, si je n'avais pas cherché Karin.
Jamais je n'aurais su pourquoi Il était partis comme ça, en nous abandonnant.
Je remis une méché de cheveux de Yue derrière son oreille et cherchait à répondre à ses question avant de me rappeler le non de Son meurtrier.
C'était le même que celui qu'avait porté la première femme de sa vie.
C'était celui qu'avait porté l'homme à qui je devais cette cicatrice. Comme par réflexe, je la caressais du bout des doigts, me rappelant le jour ou Kazuuya, Karasu et moi même avions cru mourir dans se bureau.
Je déglutis, estimant que Yue pouvait être au courant.

"Ce ne sont que des vengeances, Hotaru l'as tué parce que Karasu a tué Heihachi, tous les deux devaient avoir un lien de parenté quelconque, sous mes yeux, par vengeance aussi, parce qu'il pensait qu'Heihachi avait tué Asuka. Karasu est revenu pour venger son amie Karin tuée par Hotaru."

Je me mordis violemment une lèvres, mais fus incapable de retenir une nausée et tournait la tête sur le côté et vomis.
Toutes ses morts par vengeance, ça avait été un chaine sans fin, il se trouverait bien quelqu'un pour vouloir venger Hotaru et trouverait le moyen de nous attendre comme cette enflure avait atteint Karasu pour l'avoir.
C'était réellement sans fin.
Mais ça, je ne lui dirait pas, elle le réaliserait toute seule bien assez vite.

"Je sais Yue, je sais..." soufflais-je.

Et c'est ce qui rendait la réalité de Sa mort bien plus douloureuse encore.
J'avais beau essayé de me dire qu'il avait très certainement retrouvé tous ceux qu'Il avait aimé, j'avais beau me dire que quoi qu'il arrive, un jour, je le reverrais
Peut être même qu'Il méritais de se reposer, peut être qu'Il méritais de lâcher prise, après tout les coups qu'il avait reçu, encaisser et dépasser. Mais je n'arrivais pas à ne pas lui en vouloir.
Tant de monde vivant l'aimait, Il laissé un si grand trou que je le trouvait presque aussi égoïste que moi à penser ça que lui d'être partit avant nous.

Je secouais la tête et fermais les yeux. Sous mes paupières défilèrent différentes images.
L'arrivée d'Akira, celle de Yuki, leur couple, Kazuuya, les coups dures entre les deux frère, le retour à la "maison", la haine que j'avais pu lui porter, son passage à Master, mon passage à Master.
Nos combats, toutes les lames qu'Il avait forgé, le temps qu'il passait dehors, dans les paysages somptueux de l'île et je secouais de nouveau la tête et tendis une main vers la poitrine de Yue posant un doigt à l'emplacement de son cœur.

"Si, il sera là..."

C'est pour ça que je lui avait couru après, pour préserver tous les souvenirs de Karasu, pour préserver chaque cœur dans lequel il vivrait encore un peu.

"Il sera partout sur l'île, dans chaque grain de sable, dans chaque arbre, dans chaque cœur qu'il l'aura croisé."

Je me surpris à sourire alors que des larmes au gout de sel s'infiltraient entre mes lèvres.
Je voulais croire à se que je disais. Je voulais croire qu'IL n'était pas réellement mort ou qu'en tout cas, il n'avait pas totalement disparaitre.
Je voulais y croire et vivre sans jamais l'oublier, attendre patiemment de Le revoir un jour.

"On va rentrer et jamais l'oublier au moins parce qu'il aurait voulu que nous vivions."

Alors que je finissais ma phrase, pleurant et riant à la fois, je sentis prés de moi deux énergie familière apparues de nulle part.
Usagi était venue nous chercher, avec Dark.

"Merci d'être venus tous les deux."

Voir Dark avec un visage aussi fermé confirma un peu plus que je ne rêvais pas.
Je soupirais, fermant les yeux quelques secondes et quand je les rouvris, je me levais et tendait une main à Yue.

"On rentre? Pour Karasu?"
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Yue le Sam 25 Sep - 19:51

J'écoutais himienaï parler en silence, mon coeur battant douloureusement. Dans mon coeur, hein?

- C'est tellement stéréotypé comme réplique... soufflais-je faiblement avec le peu d'ironie qui me restait.

Je lançais un vague regard à Usagi et le garçon inconnu qui était à coté d'elle... même si son visage me disait quelque chose.


- Espérons que ce soit la dernière vengeance d'une longue suite... ou on ne s'en sortira jamais.

Si je retourne à terrae, personne ne pourra retrouver la responsable de ce brasier. Toutes les caméras on été détruites dans l'incendie, sans perler de ceux que j'avais enfermés dans la pièce du rez-de-chaussée. Qu'elle mort horrible il ont du subir.

Je me mis à genoux, posai un pied au sol en prenant et serrant fort la main qu'Himie me tendait. Je donnais une impulsion pour me remettre debout...


- Oui... rentrons... pour Karas...

.... avant de sentir ma jambe se dérober sous mon poids. Ma main glissa de la sienne, et je chutai sans m'en rendre compte en avant. Lorsque mon visage atterrit dans le sable, j'avais déjà perdu connaissance, baignant dans un océan de silence et de ténèbres, libérée de toute ma souffrance.
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Re: Laisse-moi briller une dernière fois et regarde-moi accomplir ma destinée... je ferais honneur en ton nom.

Message  Dark le Dim 26 Sep - 13:02

Lorsque je vis... Yue, tomber dans le sable, je fis un pas en avant, tendant une main dans sa direction, dans l'espoir de la rattraper, en vain. Mes yeux se fermèrent douloureusement quand j'entendis le bruit sourd, étouffé par le sable, de sa chute. Je jetai un bref coup d'oeil à Usagi, cherchant à capter des yeux son regard. Est-ce qu'elle allait mieux ? Etait-elle toujours inquiète ? Vu l'état de Yue... Sans doute.
Je poussai un soupir, las, ne ressentant plus aucune émotion depuis que j'avais reçu cette vidéo. Je me mordis la lèvre inférieure, et finis par hocher la tête.

-Oui.

Je marquai une pause, avalant difficilement ce Nom qu'elles avaient toutes les deux prononcé, non sans mal.

-Rentrons.

Je regardai Himienaï, apercevant les larmes sur son visage, incapable de ressentir la moindre petite chose face à ce visage détruit par les larmes.
Je pris la main d'Usagi, m'accroupis à côté de Yue pour attraper son poignet, et relevai la tête vers la Master de Feu.

-Prends la main d'Usagi, s'il te plaît.

Mon ton, depuis que j'avais ouvert à Usagi, restait égal. Je n'étais plus capable de sentir quoi que ce soit, et ma voix restait alors impassible, cassée, presque froide par moment, même.

-Il faut vite la guérir.

C'était des paroles inutiles. Comme tout ce que je pourrais dire de toute façon. Après tout, il m'aurait suffi de hocher la tête, d'attraper leurs mains, de regarder Himienaï pour qu'elle opère. Chaque mot était futile, dispensable.
L'énergie de Yue était de plus en plus faible. Une fois qu'Himienaï eut saisi la main d'Usagi, je nous téléportai à Terrae. N'ayant pas réellement choisi de lieu où nous téléporter, j'arrivais dans le couloir de la tour Or, devant ma porte de chambre, là où j'étais parti avec Usagi quelques minutes plus tôt.
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